Tous les jours aux infos, nous entendons parler de la crise, baisse du pouvoir d’achat, hausse des prix,  chômage, misère …

Depuis que je suis petite, j’ai toujours entendu mes parents pester sur l’augmentation de l’essence, sur le prix de la baguette.

Depuis les grèves de 1968, chaque année, ça menace « d’un nouveau mai 68 », chaque président en place a apporté des insatisfactions, des mécontentements, des crises !

Je n’ai pas le souvenir que le salaire de ma mère (femme de service) ait subit une telle hausse à un moment donné, qu’elle n’avait plus besoin de faire ses comptes, ni de se soucier des fins de mois !

Pour  m’envoyer en colonies de vacances, elle  prenait sur le budget mensuel, pour manger, c’était aussi très calculé, et nous n’avions pas de viande tous les jours.

Comme il n’y avait pas la télé 24h/24h, on s’occupait différemment. Nos sorties le week-end étaient rares, mais nous avions plein de jeux à la maison et nos dimanches n’étaient pas tristes.

« La crise » je l’ai toujours connue, et elle alimente souvent les journaux télévisés et les médias….

J’habite près de « Marques Avenue" http://www.marquesavenue.com/index_centre.php?centre=4  , on la voit où la crise là ? Même les jours de soldes, le Jeans est à 70 euros !!! ça grouille de monde, pour n'acheter que des affaires de marques !

En ce moment, je me prélasse à « Center Parc »  http://www.centerparcs.fr/, vu le monde et les prix pratiqués à l’intérieur de parc, elle est où la crise ?  Ce n’est pas ici non plus qu’elle se manifeste !!! Il y a un monde fou !!!

On  ne parle de crise que lorsque les plus privilégiés voient leur petite vie amputée de certaines possibilités, de certains avantages, réduits à devoir calculer, économiser. La misère, j’en ai toujours vu, je l’ai d’ailleurs aussi vécu,  elle a toujours existé, malheureusement, et on ne parlait pas de crise, c’était tout simplement la vie, des gens moins bien lotis que d’autres.

Personnellement, je n’ai pas un salaire faramineux, mais jamais je ne viendrais me plaindre, parce que mon salaire étant un peu au dessus du smic, je me sens chanceuse par rapport à bien d’autres personnes.

Je me trouve privilégiée d’avoir un travail, privilégiée de pouvoir faire des activités, de pouvoir économiser pour m’offrir des plaisirs et en faire profiter aussi mes enfants.

J’apprécie à sa juste valeur la chance que j’ai, et franchement, je regrette que l’on s’intéresse plus à ces « riches » qui ont moins d’argent qu’avant, alors qu’une partie des français n’ont même pas de quoi manger correctement. C'est là que l'on parle de crise , alors que des familles n'arrivant pas à joindre les deux bouts, ça fait bien longtemps que ça existe !