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agenda3Mardi 14 Juillet

195ème jour de l'année/29ème semaine

saint_du_jour  SAINT CAMILLE

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On choisi ses amis, on ne choisi pas sa famille.

Ce dicton est souvent malheureusement vrai ! Bien des personnes se retrouvent avec une famille dont ils aimeraient bien ne pas avoir. Pas forcement toute la famille, mais certains membres sont particulièrement redoutés par certains.

J’ai la chance de n’avoir au sein de la mienne,  pas un élément comme ça. Nous avons tous nos caractères, plus au moins agréables, plus ou moins facile, mais nous ne sommes pas détenteurs de LA vérité qui nous fait être continuellement en opposition avec qui que ce soit.

Nous ne sommes absolument pas une famille conflictuelle prête à porter plainte à chaque occasion.

Sans être la famille parfaite, nous avons aussi nos lots de chamailleries internes, nos désaccords, mais qui restent toujours de l‘ordre de la normalité, sans jamais en arriver à des conflits ouverts et destructeurs. Au sein même de la famille, nous avons des relations affectives, des liens privilégiés, des complicités, mais il y a aussi des personnes qui nous sont plus ou moins étrangères, parce que nous ne les fréquentons pas forcement ; mais des conflits ouverts entre nous, je n’en ai jamais vu.

Pendant un moment, je n’arrivais plus à être en accord avec maman, aussi ai-je mis un temps de break nécessaire pour que ça aille mieux. Sans conflit, sans « crise ». Je voulais simplement ce temps de réflexion qui a été totalement bénéfique à la situation.

Pendant un temps, il y a plusieurs années, Bé a aussi eu ce besoin qu’on se voit moins elle et moi. Nous en avions parlé, et je comprenais son besoin à cette époque. Ce break n’a pas duré longtemps, et la relation ainsi est repartie beaucoup mieux, puisque sans conflit.

Hier, nous nous sommes retrouvés face à une personne au comportement tout à fait opposé à ce principe.

La vie nous fait parfois rencontrer des gens qui en d’autre occasion ne seraient pas parmi les personnes que l’on côtoierait. Mais, étant ouverte d’esprit et n’aimant pas porter un jugement sur les personnes, ce que l’on m’avait dit de cette femme, ne changeait en rien le fait que d’être obligée de la voir ce jour là, ne devait pas modifier le plaisir que j’avais à être là.

D’un naturel poli, j’étais dans cet état d’esprit.

Depuis que j’avais vu cette femme, je me disais qu’il était très bien qu’elle habite à plus de 400 km, parce qu’il était évidant qu’elle faisait partie de la catégorie des personnes envahissantes et particulièrement collantes. La cinquantaine, d’allure assez vulgaire avec le parlé qui va avec, vraiment la femme stéréotype de la banlieue parisienne telle qu’on la voit dans les reportages d’ "envoyé spécial" lorsqu’ils traitent de « la zone ».

Je la voyais pour la 3ème fois seulement, je tenais à une relation polie et courtoise, puisque nous serions à l’avenir invités aux mêmes évènements familiaux et que nous serions succeptibles de nous voir à chacun d’eux.

On m’avait prévenu de l’esprit qui l’animait. Du fonctionnement qu’elle avait dans la vie. Procédurière, très envahissante. Ses enfants ont été très longtemps en conflit avec elle, (le sont toujours) et elle a d’ailleurs entamé plusieurs poursuites contre eux.

Le nombre de plaintes déposées contre X personnes ne se comptent plus, y compris contre ses propres enfants !

Il y a des personnes ainsi ! Et je devais en côtoyer une !

Bien que mise au courant de cela, je ne voulais porter de jugement. Cette femme devait certainement avoir des bons côtés, et son fonctionnement habituel n’avait rien à voir dans cette journée. C’est du moins ce que je me disais.

Lors d’une conversation particulièrement importante, elle expliquait sa théorie, selon laquelle dans un conflit bien précis, les tords étaient partagés à 50/50, mais que ….cette fois, telle personnes avait tous les tords dans la situation présente.

Comme toujours lors de discutions ainsi, dans notre famille, les arguments « pour » sont exposés, puis les arguments « contre » le sont aussi. C’est en général ce qui fait la teneur d’une discussion passionnante. Sans pour autant en arriver à la crise.

Après avoir écouté sa théorie, je tentais d’exposer la mienne.

En bonne oratrice, j’expose ma théorie, de façon construite, avec une introduction, un développement, très souvent une métaphore, et une conclusion, de mon point de vue. Je n’ai absolument pas mesuré que face à un niveau intellectuel restreint, et surtout compliqué, j’allais me heurter à une hystérique.

Mais là, alors même que je commençais mon introduction, sans même prendre le temps d’écouter mes explications, elle est entrée dans une crise immense. S’est levée, hurlait, postillonnait, et ne me laissait plus placer un mot !

L’interprétation qu’elle faisait de mon ébauche de réponse, ne correspondait pas à ce que je voulais expliquer. Non seulement  ça, mais elle n’écoutait plus rien ! Criant de telle façon, comme  elle en a l’habitude dans sa cité de banlieue parisienne, que je restais estomaquée par son comportement.

Elle s’est levée, telle une furie, et là, je me suis sentie menacée de façon incompréhensible !

Aussi mon instinct a-t-il pris le dessus, et lorsque je me sens menacée, je préfère attaquer la première.

Nous allions en arriver aux mains, et les autres personnes présentes, qui se trouvaient dans le jardin alors que nous, nous étions dans le salon ; alertées par ses hurlements, sont intervenues afin de nous séparer.

J’étais sidérée !!! Totalement consternée ! Non seulement de la tournure de la situation, mais aussi de ma réaction.

Alors que le calme est rapidement revenu chez moi, nous avons eu droit à une crise d’hystérie complète de la part de cette femme. Au vue et su de tout le voisinage, sans aucun respect pour les personnes chez qui nous étions.

Elle hurlait, dans le jardin, telle une malade psy en pleine crise. Elle s’en prenait à toutes les personnes présentes, menaçant chacun, rageant sur la vie des gens présents, promettant procès et poursuites, à ses propres enfants, et représailles à chacune des personnes qui se trouvaient là !

Nous étions tous totalement époustouflés d’un tel comportement. Une véritable malade mentale échappée d’un asile !

Et le pire dans tout ça, c’est que ça rage ne concernait plus du tout notre conversation initiale !

Nous avons pris la décision de partir afin que le calme puisse revenir chez nos enfants.

Je n’étais pas dans le jugement de cette femme, sur ce que l’on m’avait dit ; maintenant je l’étais sur ce que je venais de voir, de subir.

Comment peut-on faire subir ça à ses enfants ?

Comment peut-on ainsi avoir ce comportement là lors d’une journée familiale ?

Cette femme n’est rien pour moi !  Pas de ma famille, pas de mon entourage, et ce fait ne restera que dans nos mémoires comme un souvenir désagréable ; mais je comprends mieux maintenant, et franchement je suis sincèrement désolée pour ceux qui l’entourent et n’ont d’autre choix que de la subir.

Bien des fois, je pense à la mère que je suis pour mes enfants, à la mère que j’ai été avant qu’ils ne deviennent adultes. J’espère toujours avoir su leur apporter des bases solides pour la vie, leur avoir apporté le maximum d’amour. Je doute tout le temps de plein de choses, parce que je sais que je ne suis pas une maman forcement comme ils auraient peut-être aimé avoir.

Mon esprit d’indépendance, mon côté sévère et stricte, n’a pas forcement été facile à vivre tous les jours pour eux.

Mais je me dis, et j’espère ; que savoir tout l’amour que j’ai pour chacun d’eux à toujours été présent dans leur esprit.

Lorsque j’ai vu cette folle ;  durant le trajet de retour, je repensais à tout ça ; et ça m’a rassuré sur mon rôle de mère, sur ma façon d’être avec mes enfants.

Comment peut-on être ce genre de femme ? Et surtout, comment peut-on être ce genre de mère ????

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