La sablier qui n'en finissait pas, a émietté ses dernier grains. Après une parenthèse de quatre années, la vie reprend son cour pour chacun.

sablier

 

Encore sous le coup de l'émotion intense ; avec ce mélange de soulagement et je dirai même « de bonheur » d'avoir retrouvé Bé ; les choses doivent reprendre leur juste valeur.

La parenthèse se referme, et les repères vont se remettre en place doucement.

Parce que l'élément clé du processus de deuil est définitivement là. Parce que la douleur concrète de la perte, à remplacé le déchirement de l'absence. Parce que la vie continue, et n'est plus seulement en suspend !

Pendant ce temps interminable, je n'ai été que la paysanne, endormie d'épuisement sur sa charrette, que les chevaux faisaient avancer toute seule … Je sors de mon sommeil ; pour me retrouver quelques lieues plus loin ; et reprendre les reines pour de nouveau diriger l'embardée. Je me suis tellement éloignée de ma route ; que je dois repositionner de nouveaux repères. Que je dois re-situer les choses et les gens. Remettre mes priorités à jour ; puisque pendant ces quatres dernières années, c'était Bérénice, la priorité de mes pensées. 

Que ce soit ma vie familiale, ma vie affective, ma vie professionnelle ; tout doit reprendre son cour … parce que la léthargie n'apporte rien de positif, et qu'à un moment il faut réagir. Je n'avais pas l'élément clé. Bérénice me l'a enfin apporté. Par ce que c'était elle, l'élément ultime pour que je puisse de nouveau reprendre le cour de ma vie.

Chacun me dit « profites de l'été » … Tout un programme, tout un travail à faire!!! Mais je vais m'appliquer au mieux à cette tache.