Lorsque je lis ou j'entends des personnes dire qu'elles s'ennuient le dimanche, je reste dubitative.

Comment peut-on s'ennuyer un dimanche ? Comment peut-on avoir perdu la notion du « Dimanche » ?

 

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Est-ce dire à quel point les gens n'ont absolument plus de priorité. Et combien, l'évolution de vie mène à l'ennui ?

Avant, le dimanche était « récupérateur » ; il permettait aux gens de se reposer de la dure semaine de travail qu'ils avaient eu. Il permettait aux enfants de profiter aussi du repos de leurs parents. Et les dimanches étaient sous le signe de la famille. Jour privilégié des réunions de famille, des visites aux oncles, aux tantes, aux grand-parents. Personne ne privilégiait un feuilleton à la télévision, contre une journée en famille.

Les musées, les expositions, les fêtes, ne désemplissaient pas. Il y avait une activité intense le dimanche. Car ce jour était par excellence celui de la famille réunie. Nous allions dans la famille ou la famille venait chez nous. Et nous sortions aussi beaucoup. Sans entraîner vers des sommes folles la journée en question. Promenade en forêt, en ville. Mais promenade familiale !

Les choses sont venues petit à petit , comme tout ce qui est insidieux en somme, et qui s'installe doucement mais surement dans un fonctionnement.

Et voici que des personnes maintenant, trouvent le moyen de s'ennuyer un dimanche !

Il y a aussi la notion de savoir apprécier ce qui est rare. Le dimanche est devenu tellement commun, que les gens ne leur donne plus l'importance qu'il avait au par avant.

Les magasins ouvrent (en même temps, je ne suis pas spécialement contre l'ouverture des magasins le dimanche, mais ça c'est une autre histoire) et surtout, la notion de la famille n'est certes plus la même.

J'ai commencé à travailler à 20 ans. Un dimanche sur deux, inclus dans ma profession. Je ne me suis pas posé de question chaque dimanche où je devais aller travailler. Mais je savais apprécier au plus haut point les dimanches où je ne travaillais pas. Je gardais une valeur légitime à ce jour béni. Ce jour qui nous permettait de voir ceux que nous aimons, notre famille. Lorsque Patrick, à lui aussi, travaillé un dimanche sur trois, la valeur du dimanche en commun, n'en était que plus grande.

Et à aucun moment, nous ne nous sommes embêtés ce jour. Nous avons toujours privilégié les activités dominicales comme quelque chose de familial. Et d'autant plus importantes ; parce que rares.

J'ai toujours en moi, la notion du dimanche « magique » ; du dimanche « précieux » qui est obligatoirement sous le signe du plaisir.

Même lorsqu'il n'y a pas forcement une action derrière ; un dimanche à la maison est aussi lié à une notion de bien-être. Soit-il dans le repos.

Comment peut-on s'ennuyer un dimanche ? Comment peut-on avoir relayé au rang de commun, le jour qui devrait pourtant reste le plus important de la semaine ? Sinon en ayant tout simplement perdu la notion des choses ? En ne donnant plus d'importance aux plaisirs de la vie de famille, de la vie tout court …

Lorsqu'on en est rendu à ce stade, il est sans doute temps de réactualiser ses priorités, et de remettre un peu d'ordre dans la notion que l'on peut avoir de l'existence ...

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