Vendredi 25 Octobre,  en Dordogne, une petite fille ayant entre 12 et 18 mois, a été retrouvée dans le coffre de la voiture de sa mère.

La mère ayant donné son véhicule à réparer dans un garage proche de chez elle, le garagiste a été intrigué des bruits qu'il entendait venant coffre. Et c'est en voulant vérifier qu'il a découvert l'enfant, nue, dans ses excréments, et dans un état alarmant.

Les parents ont été interpelés. Le père complètement ignorant de la situation, selon les premiers éléments de l'enquête, ne savait même pas que sa femme avait accouché, ni même qu'elle se soit retrouvée enceinte. Donc, depuis, une enquête est en cours. Mais lundi, les journaux relataient que les parents ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Depuis, la mère s'exprime. "dénie de grossesse" ... le deuxième pour cette femme. 

Le dénie de grossesse est une réalité ahurissante, qu'on a du mal à imaginer pourtant. Mais de là, à ensuite faire vivre un abandon et une solitude quotidienne à son enfant, sans jamais à aucun moment ne venir se dire que ce cet enfant pourrait avoir une vie meilleure ailleurs ? Enfermée dans une pièce, sa mère venait s'occuper un temps soit peu d'elle tout de même. Quant au père, et aux autres enfants, ils ignoraient tous la présence de la petite. 

Déjà, à ce stade, une interrogation demeure. Comment peut-on remettre en liberté, quelqu'un ayant fait subir à son enfant un tel traitement ?

Comment la justice française peut-elle avoir dans son fonctionnement un tel laxisme envers des parents tortionnaires ? Mais le manque de soins sans acte de torture, est-il considéré comme un acte de maltraitance ? Car il semblerait que ce soit le cas pour cette petite fille. 

Il y a là, un dysfonctionnement effarant !

Cette même semaine, dans la nuit de mercredi à jeudi, un bébé a été déposé à 3h30 du matin, sur la pas d'une porte à Mortagne-au-perche.

Une fois de plus, la France est en retard … une fois de plus, on ne prend pas en considération un problème grave. La venue au monde d'enfant non désirés.

Alors, bien sûr, il y a eu la légalisation des IVG ; mais quels sont les possibilités pour une femme, une fois un délai dépassé pour une IVG, lorsqu'elle ne veut pas garder un enfant qu'elle porte ?

En 2013, les lourdeurs des démarches pour accoucher sous X. sont encore effarantes. La convention collective aux droits de l'enfant précise en effet que tout enfant a dans la mesure du possible, le droit de connaitre ses parents, et d'être élevé par eux.  Aussi, l'accouchement sous X, n'est-il absolument pas anonyme. Et tout est fait afin de dissuader une femme d'abandonner un enfant qu'elle ne désire pas.

Certains pays (11 pays d'Europe) ont apportés une solution en mettant en place dans certains hôpitaux des « boîtes à bébés ». Où une personne peut venir déposer son enfant, De loin, elles ressemblent à de larges coffre-forts vitrés, souvent peints en jaune vif. A l'intérieur, un lit auto-chauffant, une caméra, et un signal d'alarme relié au centre  de soins le plus proche. Sur la porte, un mode d'emploi  rudimentaire indique comment ouvrir le coffre, y déposer  son bébé, puis le refermer.

Ainsi, l'enfant est immédiatement pris en charge. Il y a en Europe, plus d'une centaine de « boîte à bébé » de mises en place.

bébé-box

Mais bien évidemment, la France est toujours en retard lorsqu'il s'agit de sujets qui pourtant devraient être prioritaires. On préfère de loin lire des faits divers effarants d'enfants retrouvés dans une poubelle où là, dans le coffre d'une voiture ! Plutôt que d'apporter des solutions à de tels problèmes.