Dieu et moi nous sommes fâchés, il y a quelques années !

Comme dans un vieux couple,  le doute s'est installé, puis l'incompréhension qui mène à la rupture. Nous avons eu des mots, spirituels, (surtout moi) des divergences d'opinion qui ont créé un fossé que je n'arrivais plus à traverser. La séparation était incontournable ! Mais lorsque l'amour est si fort, se sépare-t-on vraiment définitivement ? 

Et puis, le drame de mon existence est arrivé. Ma colère encore plus grande envers lui ! J'aurais voulu aller lui demander des comptes directement, là haut … je ne demandais que ça même !

Mais malgré cette crise spirituelle,  je gardais toute mon affection pour Marie. N'a-t-elle pas subit, elle aussi, la perte affreuse de son fils unique ? N'a-t-elle pas souffert tout autant que moi ? N'était-elle pas la seule à pouvoir encore écouter mes prières ?

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Alors, à chaque visite à Lourdes, je priais auprès d'elle … je suppliais … je négociais … je promettais ... Parce qu'au milieu de mon  désespoir, j'étais prête à tout.  Et au milieu de ce tout, la chose la plus simple, la plus logique : LA FOI.

Parce que, même fâchée avec le Tout-puissant, je n'en restais pas moins croyante. Et que certaines fois, même si on dit souvent qu'il vaut mieux s'adresse au Bon Dieu qu'à ses saints, moi, j'ai préféré m'adresser à Marie. 

Marie a toujours eu toute mon affection, et toute mon attention, et après 2009, toutes mes prières.

J'ai promis de faire brûler une énorme cierge en remerciement de me permettre de retrouver mon bébé. J'ai prié quatre longues années, et j'ai enfin été exaucée.

Sur toute la misère du monde, sur toutes les peines et les douleurs humaines, mes prières ont été entendues.

Dans mon esprit de catholique, Marie est intervenue, et  ma fille m'est revenue grâce à elle, grâce à mes prières.

Ma brouille avec Dieu n'est pas au fait d'une réconciliation aveugle. Je reste avec cette idée de lui dire deux trois trucs en privé, lorsque le moment sera venu. Mais mon remerciement est néanmoins total.

Les catholiques comprendront ces lignes. Les autres souriront peut-être … et peu m'importe.

Je me devais de réaliser ma promesse.  Alors je viens d'aller à Lourdes, exaucer ma promesse. Et j'ai pris le plus gros cierge que j'ai trouvé , 2 Mètres pour 35 kilos. C'est bien peu en remerciement de la seule chose qui pouvait appaiser un peu l'immense douleur de cette situation.

 

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