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  Désertion des centres villes

Tout le monde vient pleurer la désertion des centres villes. Moi la première ! J'adorais me promener le dimanche, juste pour voir les vitrines des magasins. "Aller faire un tour en ville" signifiait quelque chose, il y a encore quelques années. 

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On met sur le dos des zones commerciales qui ont ouvert un peu partout dans chaque ville, que la raison de la désertion des centres villes, vient de là. 

Je ne rejoints pas cette idée si souvent avancée. En même temps, il faut bien que ce soit la faute à quelque chose. Aussi on n'avance pas le prix exhorbitant des loyers des locations de magasins. Qui font que les boutiques doivent absolument mettre une marge bénéficiaire importante afin de pourvoir vivre de leur travail.  

De toute facon, tout ce qui concerne les commerces, c'est l'ormeta ! Impossible de savoir vraiment ce qui se passe, si tu ne connais pas quelqu'un dans le milieu, qui ne parle pas la langue de bois. 

J'ai un ami qui avait  une boutique en centre ville. Il louait sa boutique : 1400 € par mois. A celà il faut ajouter la taxe d'habitation. 3500 € par an. L'électricité : 165 € par mois  et l'eau 25 € par mois. Tous les mois, partaient donc 1940 € rien que pour la boutique. Il avait une vendeuse. Son salaire plus les charges patronales, font que si elle-même se prenait un salaire de 1500 euros, il lui faillait  une chiffre mensuel de vente de 4500 euros. Certaines fois, elle l'atteignait ; certaines fois non .... Après 5 ans,  où  il a toujours eu de quoi payer ce qu'il faut, sauf son propre salaire.  Il a décidé d'acheter. car il ne vivait pas de son commerce ! Heureusement que sa femme avait une situation autre, et régulière question de revenus. 

Les prix d'achat des magasins au centre ville sont aussi exorbitants ; et quelqu'un qui veut s'intaller comme commerçant entre dans un investissement financier important. Il faut savoir aussi, qu'il y a une main mise sur les magasins du centres villes par quelques personnes qui en temps et en heures ont investis dans le domaine immobilier commercial, et revendent à prix d'or une parcelle commerciale. Si bien que beaucoup de parcelles ne trouvent plus d'acquerreurs depuis fort longtemps. 

Alors, qu'on mette la désertion des centres ville sur le compte des zones commerciales extérieures, est un faux problème. Si on regarde bien les zones commerciales, les magasins qui s'y trouvent ne tiendraient pas en centre ville. 

Certaines personnes persistent à s'intaller tout de même,  dans le centre, bravant toutes les difficultés. Mais à quel prix ?  Les magasins qui persistent, sont des magasins aux prix souvent élevés, où le français moyen, qui fait attention à son budget va peu aller. Si bien qu'il ne se  ne s'y déplace même plus. C'est tout à fait mon cas. 

Avant, j'allais assidûment au centre ville, il y avait des boutiques attractives, aux prix raisonnables. Maintenant, les boutiques sont spécialisées et les prix demande un investissement budgétaire tel que je me rabat sur des lieux aux prix plus abordables ; et qui, bien entendu, se trouvent dans les magasins installés en périphérie. 

Il n'y a rien de plus agréable en centre ville que de voir les devantures de boutiques, avec autre chose qu'un papier qui voile ou une pancarte à louer ou à vendre. Les centres villes n'ont plus grand chose d'attractif ; il faut bien le reconnaître. 

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Peut-être serait-il temps d'inverser certaines choses. Plutôt que le locataire d'un local commercial ait à payer autant ; peut-être serait-il bon de mettre une taxe au propriétaires qui laissent les biens sans occupant. Et détaxer ceux qui louent à un prix correct. Le centre évoluerait certainement de façon visible ! Car les locataires pourraient aussi avoir des prix de vente raisonnables pour les usagers qui reviendrait sans doute dans le centre ville. 

Il n'y a qu'à prendre en exemple ce qui s'est passé pour le travail des personnes handicapées. La notion a été inversée et fonctionne à merveille. Plutôt que de donner une prime aux entreprise qui embauche une personne en situation de handicap, toutes les entreprises sont axé sur un pourcentage d'employés qu'elles doivent avoir afin que leur taxe baisse. Et bien, ça marche du tonnerre ! Taxons les propriétaires qui ne louent pas .... ils se décideront sans aucun doute à se bouger pour louer ! 

F.C