Les BlaBlas de Dame Papote

08 décembre 2018

Les femmes de ma vie : Krikri

amies

28 ans d'une relation parfaite ! Pas un couac, pas un désaccord. 

Non pas que nous soyons toujours d'accord, car nous avons chacune nos caractères et nos façons de faire et de voir la vie. Mais jamais, quoi qu'il se passe, nous n'avons été dans le jugement. Jamais aucune de nous ne s'est dit qu'elle avait raison sur une question, et que l'autre avait tord. Alors, avec un tel mental commun, forcement, ça donne une amitié tellement solide. Mais il arrive tout de même des fois, où la vie sépare, les gens aux relations fortes. 

1990 : je postule pour un emploi en maison de retraite. Après 4 ans sur un poste de jour, je souhaite reprendre un poste de nuit. Justement, ils recherchent 4 agents  en EHPAD. L'entretien se passe bien, et je suis recrutée, ainsi que trois autres personnes. Christine, Marie-Annick et Geneviève. 

Première réunion, nous sommes convoquées toutes les quatre pour définir les équipes, prendre nos tenues, nous donner nos papiers et nos  plannings et nous expliquer les directives de nos fonctions. 

J'arrive en avance, et Christine aussi. Nous commençons à discuter. Elle me plaît vraiment. J'ai 26 ans, elle, 22, et  je sens que ça devrait bien se passer. Je me dis que les fois où je serais avec elle, ça devrait aller. Arrivent ensuite Marie-Annick, qui d'emblée, paraît très chiante. C'est dingue comme des gens, au premier contact, montrent leurs défauts. En 15 mn de discussion ce n'est que "moi je" ... Je sais tout, j'ai tout fait, j'ai tout vu. Du haut de ses 40 ans, elle décide visiblement de prendre la tête de l'équipe de nuit. Arrive ensuite Geneviève, 19 ans. Réservée et effacée. 

La réunion commence, et la directrice nous explique notre travail. L'une des particularités propre à ces établissement pour personnes âgées, c'est le discourt "officiel" où on t'explique que le résident est la priorité. Son bien-être, ses besoins, ses angoisses nocturnes... et la réalité qui est tout autre. La nuit, on te fait crouler sous du boulot tout autre ; entretien  des locaux, repassage du linge, qui sur une nuit de 10h, te prennent 7h à deux personnes. Ce qui économise largement un poste de jour. Et seulement 3h du temps à consacrer aux personnes. Lorsque tu comptes déjà deux rondes de 1h30, tu vois un peu ce qu'il te reste : à savoir rien ! Pour plus de 80 résidents, dont plus de la moitié sont très agés et très demandeurs la nuit. 

Mais cette réunion nous décrit uniquement l'officiel, bien sûr. 

A la fin de l'heure, la directrice nous dis que nous serons deux équipes fixes, pas de changements réguliers, sauf en cas de besoin. Immédiatement, on se regarde avec Christine. Et dans ma tête, c'est : "Pourvu qu'on soit ensemble". Mais voilà que la directrice nous coupe l'herbe sous le pied, en disant que Marie-Annick serait avec moi, et Christine avec Geneviève.  Purée ... me voilà dépitée comme c'est pas pensable. Je ne la sens pas cette nana depuis le début. Et ses interventions en réunion n'ont fait que renforcer mon opinion. Mais bon. Dans le boulot, tu dois faire avec et certaines fois travailler avec de vrais cons. 

Tout le monde devais commencer le 1er Juillet. Mais moi, en contrat ailleurs, je ne pouvais commencer que le 4. 

Mi juin, je reçois le planning, et surprise : je suis notée  avec Christine. 

Voilà comment a débuté cette merveilleuse rencontre. Et heureusement, car au fil des années, Geneviève a été particulièrement malheureuse avec Marie-Annick ... qui, alors que nous ne faisions pas équipe ensemble, m'en a fait voir, comme ce n'est pas pensable. Mythomane réelle, elle a pourrit la vie à tout le monde par des mensonges qu'il a été très difficile à faire comprendre à notre directrice. Et ce qui nous a sauvé, a été le changement de direction, et qu'enfin la nouvelle directrice, se rende compte de cette perturbation mentale. 

Pendant 11 ans, Christine et moi avons passé 10h, la nuit, ensemble. Nous n'étions pas forcement en accord sur tout, à propos de la vie en général, mais on demandait toujours l'avis l'une de l'autre sur des sujets personnels.  En harmonie complête sur notre travail et la mise en place de confort auprès des personnes, nous avons dû carrément lutter, contre notre direction,  pour apporter un accompagnement digne de ce nom, auprès des résidents. Passer tout le temps nécessaire auprès de chacun, en fonction de leurs besoins. Répondre aux demandes "hors contexte réglementé" à savoir  rester avec les personnes mourantes sans famille, pour qu'elles ne soient pas seules. Faire des massages aux huiles essentielles, sur les parties douloureuses de leur corps.

Ce que les personnes âgée en établissement demandent, c'est que le personnel prenne le temps de s'occuper d'eux. Même la nuit. Et nous avons mis en place tout ce que nous avons pu, pour répondre à ce besoin. Nous nous sommes faits taper sur les doigts pour ça ; mais nous avons persévéré, et je suis très heureuse que justement, nous ayons la même vision des choses, Christine et moi. Cette complicité, ce respect mutuel, était sans faille. Malgré une directrice qui s'acharnait sur Christine lors des entretiens professionnels , pour que justement, il n'y ait plus ce rapport sain et honnête entre nous. 

Au bout de 11 années, en raison d'une nouvelle réglementation, deux agents de nuit devaient passer de jour, et deux aide-soignantes de jour devaient passer en nuit. Christine et Geneviève ont donc quitté la nuit. 

Quelle déchirure que notre séparation. La dernière nuit que nous avons passé ensemble, a été des plus pénible. Nous savions bien, que notre amitié, au fil du temps était devenue indestructible. Mais nous étions littéralement effondrées de nous séparer. Nous avons pleurés des rivières cette nuit là ! Et le matin, sur le parking de l'établissement, on se serait cru sur un quai de gare, lorsque des personnes se séparent pour un long moment. 

Nous avons poursuivit plusieurs années comme ça, Christine en jour et moi en nuit. 

Depuis la nuit des temps, les équipes en opposition de travail, sont souvent en conflit. Les autres ne font pas ce qu'il faut et soi-même, on fait toujours mieux. C'est ainsi. Il en va de même entre deux équipes fixes de nuit. et deux équipes fixes de jour. Pour valoriser son travail, il faut dévaloriser celui des autres. 

Donc nous étions forcement, dans ce même cas de figure. Mais Christine et Geneviève, en passant de jour, on pu mettre le Holà à certaines idées reçues sur bien des actions. Et les tensions entre équipes jour/nuit, se sont amoindries. 

Ma Krikri a quitté l'établissement pour raison de santé quelques années avant moi. Mais il était écrit dans le livre de nos vies, que nous ne nous quitterions jamais. Car lorsque j'ai été reclassée, c'est dans la même direction qu'elle. Elle m'a parlé d'un poste qui allait être créé pour un reclassement, et j'ai fais des pieds et des mains pour l'obtenir, tellement ce poste me semblait être pour moi. J'ai été prise, et même si nous ne sommes plus complètement ensemble professionnellement, nous ne sommes pas loin l'une de l'autre, et on se voit tous les jours. 

Notre amitié dépasse depuis longtemps le cadre professionnel. Nous participons chacune à tout ce qui se passe chez l'autre. Mariage, fêtes, mais aussi décès .... Tant d'anecdotes de nos vies où l'autre était là, comme le sont les sœurs qui partagent tout. 

Après 28 ans, nous le savons ...  Il n'y a que la mort qui pourra nous séparer ... et encore ..... 

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03 décembre 2018

Statistiques Novembre

 

Statistiques2018

1652 Visiteurs

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02 décembre 2018

30 ans de lutte contre le Sida

Nous sommes le 1er Décembre 2018.

Depuis 1988, c'est la journée mondiale de lutte contre le Sida. Mais ce soir, je reste consternée de voir que personne ou presque n'en parle.

Normal ; puisque le Sida a été complètement éradiqué ! Il y a un vaccin qui empêche définitivement d'attraper la maladie, et des traitements qui détruisent définitivement toute forme de virus ! Il n'est donc absolument plus nécessaire de sensibiliser la moindre opinion publique ! Le Sida fait partie des « vieilles » maladies graves, qui ne touchent plus personne ! C'est pour moi, les seuls et uniques raisons qui feraient que le 1er Décembre passe définitivement inaperçu !

 

VIH 2017

 

Nous sommes le 1er Décembre 2018 et nous sommes loin de pouvoir affirmer ça ! Pourtant cette journée mondiale de lutte contre le Sida est devenue transparente.

Parce qu'en ce 1er Décembre 2018, la banque alimentaire trouve judicieux de mettre le 1er week-end de décembre en journée de don. Et que régulièrement le 1er Décembre tombe dedans. Et surtout parce qu'en ce 1er jour de décembre 2018, toute l'info n'est que pour les gilets jaunes ! Alors la petite journée pour le Sida, reléguée si loin derrière, que les journaux télévisés n'en ont même pas parlé !

Moi, je n'oublie pas ! Parce que le monde croule encore sous ce fléau. Que bien, que je sois dans un pays où l'accès aux traitements est favorisé, certaines populations en sont encore à mourir dans les même conditions qu'il y a 30 ans !

vihMondial2017

Parce que, en tant que responsable de Aides, j'ai accompagné Stéphane, Pascal, Joël, Catherine, Daniel, Nicolas, Henri, Patrick, Solène, José, Muriel, Fred,Chantal … et que la moitié sont morts, et l'autre moitié miraculeusement encore en vie.

Parce que je suis maman de deux enfants séropositifs. Et que le Sida est entré dans nos vies en 1994.

Ce 1er Décembre 2018 est passé inaperçu. Mais pas pour ceux qui restent d'une façon ou d'une autre, touchés par la maladie. C'est une guerre qui a 30 ans aujourd'hui !

sida30ans

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27 novembre 2018

Le nerf de la guerre

L'argent, c'est le nerf de la guerre de tous.

 

budget

 

Chacun se plaint de toujours en manquer ; de ne jamais en avoir assez. Et curieusement, jamais personne ne parle de ses revenus. Parce que c'est un sujet tabou. Les autres ne doivent surtout pas savoir combien tu gagnes. De toute façon, quelle que soit les revenus, il faut se plaindre. C'est ainsi ! Et "L'autre" est toujours moins à plaindre que soi. Et la situation est toujours difficile, même avec 3000€ de revenus mensuels. 

Mais le nerf de la guerre n'est plus du tout le même. Ce ne sont pas les revenus qui posent problème ; mais les dépenses.  Tout ce superflu devenu indispensable à beaucoup et étant comptabilisé comme quelque chose d'essentiel. Et plus personne n'arrive à distinguer tout ce superflu dont chacun pourrait se passer, et qui pourrait largement améliorer la situation financière dont chacun se plaint. 

C'est quoi l'essentiel d'un budget ?  C'est l'incontournable nécessaire à tous. Dans une étude réalisée par l'Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale) j'ai repris ce qui concerne l'habillement. 

budget2

 

Il y a les besoins incontournables, qui viennent s'ajouter   en fonction de la constitution de la famille,   tels les frais scolaires, les assurances scolaires, les abonnements aux transports et les impôtss sur les revenus.

Mais quelle que soit la situation, Si tout le superflus était mis à sa juste valeur, chacun se rendrait compte qu'au final, les difficultés qui occasionnent des fins de mois difficiles lorsqu'on a des revenus corrects, sont surtout en raison de ces "plus" inutiles qu'on considère comme vital. 

Lorsque tu fais partie des "pauvres", tu penses en premier à payer l'indispensable. En essayant tout de même  d'en dépenser le moins possible. Tu fais attention à l'eau, à l'électricité, tu prends un petit logement pour avoir moins de loyers et de charges. Tu réduis les frais de nourriture et d'entretien autant que tu le peux. Et ce n'est que s'il te reste quelque chose, que tu envisages un "plus" parmi le superflus. Ce fonctionnement là n'appartient qu'aux personnes qui sont vraiment dans la pauvreté.

Si chacun prenait conscience de sa situation réelle et non de ce qu'il prétend qu'elle est, peut-être y aurait-il plus de respect pour ceux, qui, n'ont réellement pas de possibilité d'avoir le moindre superflus.

La pauvreté existe bien en France ! Inutile à ceux qui ne le sont pas, de venir le prétendre ! Honte à ceux qui ont de quoi vivre sereinement,  et qui disent qu'ils ont à peine de quoi finir le mois ! 

C'est dingue ça ; même la pauvreté, les plus aisés trouvent le moyen de se l'approprier ! 

 

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25 novembre 2018

Le mouvement des Gilets jaunes

Je fais partie des gens en colère !

En colère après  mon gouvernement, pour la façon dont il abuse des « petites gens » pour encore et toujours privilégier les riches. Avec des taxes énormes sur tout, dont on prend soin d'épargner ceux qui devraient pourtant être taxés en premier.

 En colère après les gens de classe moyenne, qui voient uniquement les privilèges des plus riches par rapport à ce que eux, aimeraient avoir ; sans se soucier des personnes qui ont encore moins qu'eux. Et se fondent dans la masse des plus pauvres pour venir dire qu'ils n'ont rien !

Entendre des gens gagner 2000€ net, oser venir dire qu'il ne leur reste rien en fin de mois « parce qu'ils n'ont aucune aide », est une honte pour ceux qui n'ont que le SMIC (1488,47 Brut soit 1153,82€ Net), n'ont aucune aide, et rament vraiment !

En colère après  ceux qui véhiculent (à grand renfort de comparatifs) que les personnes qui bénéficient d'aides qu'ils obtiennent, ont plus que ceux qui travaillent.

En colère après les médiats qui manipulent tout et tout le monde. Où on va de désinformation en véritables mensonges. Où des photos d'actions anciennes, telles la manifestation dans le Bas Rhin de 2013 sur un entreprise, ou encore en 2017 le rassemblement de supporters à Clermont-Ferrant pour faire croire que les rassemblement est celui de l'action en cours.

En colère contre les gilets jaunes « usurpateurs ». Ceux qui détériorent cette action, par de la violence gratuite et injustifiée. Ceux qui prennent les gens, en otage, pour montrer au gouvernement leur mécontentement.

Tout le monde dit « les gilets jaunes de 2018, sont les étudiants de 1968 », sauf qu' en 1968 tous les étudiants quels qu'ils soient, avaient les mêmes raisons d'être insatisfaits et mécontents.

Un peu d'histoire : Depuis 1963, la faculté de Nanterre a été ouverte afin de désengorger la Sorbonne de Paris. En plein milieu d'un immense bidonville, c'est l'université des « pauvres » pour que la Sorbonne reste l'université bourgeoise. Les sélections y sont donc faites ainsi, en fonction surtout de la position sociale et financières des parents. Le campus de Nanterre, s'avère propice au développement de mouvement d'extrême gauche, qui prône la révolte contre les institutions universitaires considérées comme un rouage de la société capitaliste.

Un mouvement de révolte prend donc naissance en Mars. À Nanterre Le 2 Mai, c'est la fermeture de l'université, en raison des incidents qui se sont multipliés. Le mouvement fait donc chemin vers la Sorbonne de Paris. Et le 3 Mai, tout bascule ! Les policiers chargent les manifestants, plus de 500 arrestations musclés. Le mouvement s'étend alors ; rejoint très vite par les universitaires d'autres villes dans un premier temps, puis par les lycéens.

Les 10 et 11 Mai seront décisifs. Les affrontements entre étudiants et forces de l'ordre sont tels, des centaines de blessés , plusieurs morts ; que l'opinion public vient soutenir cette cause. Le 13 Mai, les syndicats viennent manifester avec les étudiants contre les violences engendrées. Et la crise prend alors une autre dimension. Le 14 Mai, une vague de grèves s'enclenche, dans la capitale et ce qui n'était qu'une manifestation étudiante, devient une véritable crise sociale lorsque d'autres entreprises de province rejoignent le mouvement. Le pays se retrouve au 22 Mai, paralysé par 7 millions de grévistes.

Le 24 Mai, le président Charles De Gaulle  annonce un référendum pour « la rénovation universitaire, sociale et économique ».

Entre temps, les problèmes liés aux universités sont abordés par le dialogue social que Georges Pompidou (1er ministre) mène. Le 27 Mai, Le gouvernement, les syndicats et le patronat, signent les « accords de Grenelle », qui comprennent trois points : augmentation du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) de 35 %, revalorisation des salaires à 10 % ; et création de section syndicales d'entreprises . Puis les accords de Varenne qui ramènent le SMAG (salaire minimum agricole garanti ) au niveau du SMIG. Car le 1er était largement inférieur au 2ème.

Dès lors, le mouvement se transforme, malgré quelques irréductibles qui persistent encore à vouloir maintenir la grève pour obtenir plus. Car les résultats des négociations et l'annonce d'un référendum suffisent à calmer le jeu.

Les élections législatives anticipées de Juin 1968, après le dissolution de l'assemblée nationale, sont gagnées par la droite.

Après avoir été plusieurs fois reporté, le référendum a enfin lieu, le 27 Avril 1969. Mais comme les problèmes des étudiants et des salaires ont été déjà résolus, il n'est plus question que d'un point : l'économie. Avec deux projets :

1- l'existence de Régions comme collectivités territoriales. Avec des compétences élargies en matière de d'équipement collectif, d'urbanisation et de logements et la constitution de conseils régionaux.

2- la fusion du Sénat et du conseil économique et social, qui aurait une fonction consultative sans plus de pouvoir de blocage.

Les résultats sont NON à 52,41 % pour ces deux projets.

Le 28 Avril, le président de la république Charles De Gaulle annonce sa démission.

Après ce tour d'histoire de 1968, revenons à nos gilets jaunes de 2018.

 La base de ce mouvement, aura été l'augmentation du prix du carburant pour la majorité des manifestants. C'est pour cette raison que des personnes ayant 2000€ de revenus viennent se comparer à ceux qui n'en ont que 1153€. En raison de la baisse du pouvoir d'achat que ça engendre. Oubliant que le pouvoir d'achat à 2000€ de revenus n'est pas le même qu'avec 1153€ ! 

Pour beaucoup c'est tout de même le ras le bol de toutes les taxes, de tout cet argent pompé à longueur de temps sur les « plus petits » alors qu'on laisse les « plus gros » avoir encore et toujours plus de privilèges.

Pour certains, c'est le fait que l'argent prévu des taxes, censées «aidées à sauver la planète », ne servent en fait qu'à aller à l'état qui ne tient pas ses promesse question environnement.

Le problème est bien récurent. Les Français en ont assez !

Ce que j'espère, : c'est que ce mouvement mènera à des actions bien plus réfléchies, pour obtenir des résultats probants. Parce que je reste persuadée que d'empêcher les gens d'aller faire leurs courses n'est pas la solution.

Mais il n'empêche que je fais partie des gens en colère, qui pensent qu'une bonne grève sur place reste la meilleure solution. (Occuper l'Élysée, le Sénat, les ministères …) et que plutôt que de bloquer les gens qui sont dans la même situation financière difficile, en les empêchant de circuler, voir de travailler ; il serait préférable de laisser passer tous les véhicules à tous les péages des autoroutes ; ça aura un impact plus important.

 Alors oui, je suis en colère sur ce qui se passe ! Ce que le gouvernement continu à faire et à décider et surtout sur ce qu'il ne fait pas et ne décide pas.

Que la classe privilégiée et aisée  (5 %) en veuille toujours plus, au détriment des autres classes sociales.

Que des personnes de classe moyenne (22 % sont bien au dessus du SMIC et  44 % sont un peu au dessus du SMIC) s'approprient les difficultés réelles des classes populaires ( 21% sont  au SMIC) ou de classes pauvre ( 6 % sont en dessous du SMIC) ; afin aussi, d'obtenir plus, alors qu'ils ont déjà une chance inouïe d'être dans une situation qui leur permet encore de vivre correctement.

niveau_vie_famille2017

Je fais partie de ces gens en colère, prête à faire quelque chose, mais surtout pas prête à faire n'importe quoi !

 

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19 novembre 2018

Petits bourgeois

Lorsque j'étais petite, j'ai vu l'électricité nous être coupée, les huissiers venir faire la saisie de nos affaires. Durant des mois, être nourries par les collègues de maman, le week-end, et le soir, ne manger que de la soupe, réchauffée sur un petit camping gaz à feu unique ; et une tartine de pain. Puis plus tard, à la soupe populaire, où tu faisais la queue et mangeais sur place.  ... Nous avons déménagé "à la cloche de bois" ; en laissant presque toutes nos affaires. Certes ça fait peut-être "Germinal", mais il ne faut pas oublier que Germinal est la quotidien de bien des personnes !

J'ai vu ma mère se redresser avec difficultés d'une situation financière catastrophique, dans laquelle mon père nous avait mis. Il lui a fallut tant de courage et de sacrifices ; tant de restrictions qu'elle s'imposait et devait aussi nous imposer, qu'elle en était terriblement malheureuse.

Je ne vais pas dire que j'ai souffert de la situation, je ne vais pas dire que j'étais malheureuse ; parce qu'au milieu de cette misère, ma mère nous préservait autant qu'elle le pouvait. Ce n'est que plus âgée que je l'ai vraiment réalisée.

Mais chaque jour, elle nous disait qu'il était important pour une femme de travailler. Lorsque les impôts tombaient, ça lui faisait mal, comme pour tout le monde ; mais elle disait aussi que si tu payais des impôts, c'est parce que tu avais de quoi les payer ; parce que tu gagnais ta vie, et que gagner sa vie était une chance.

Elle n'a jamais été propriétaire. Elle était seule avec deux filles, sans aide, ni pension alimentaire. Les fins de mois étaient toujours difficiles. Nous n'avions pas de voiture, faute de moyens, nous ne partions pas en vacances, faute de moyens. J'allais cependant en colonie de vacances, parce que la ville donnait une participation.

Lorsque ma sœur est partie de la maison, j'avais 14 ans. J'ai commencé le baby-sitting, non pas pour ma payer des disques ou des trucs superflus, mais pour aider ma mère. A 16 ans, je bossais à chaque vacances scolaires, j'avais déjà le nez dans un budget. Avec toujours ce mot d'ordre : Quelle chance que d'avoir une rentrée d'argent gagnée par le travail.

Une fois mariées, ma sœur et moi avions des vies de « petits bourgeois ». Ce terme désigne la classe moyenne, dans le langage courant, qui, sans vivre dans l'opulence, ne vit pas mal. 

Tu as des rentrées financières, et tu profites pleinement de cet argent. Pour en « mettre de côté », et vivre dans le confort. Maison, voir résidence secondaire ; cuisine aménagée, voiture secondaire .. etc.. 

Cet argent, qui te permet de vivre « petit bourgeois », tu ne le voles pas ; tu travailles pour le gagner, et tu vis avec. Avec tout le superflu que ça comporte.

Ma mère était très satisfaite des vies que nous avions. Signe de réussite sociale et professionnelle. Elle ne tolérait pas, et ça ne nous serait même pas venu à l'idée, que nous nous plaignions d'aucune façon, de difficultés financières. Nous étions des privilégiées ! Nous devions avoir ça en permanence dans nos mémoires. Garder en tête que tout le monde n'a pas cette chance, et qu'il est déplacé de venir se plaindre lorsqu'on est dans une situation de privilèges. Et surtout, toujours envisager que la situation peut changer du jour au lendemain.

Aujourd'hui, maman n'est plus là. Elle aurait certainement aussi grogné sur la baisse des retraites ; mais aurait ajouté qu'elle aurait au moins eu la chance d'en avoir une correcte. Je suis allée à bonne école ! Jamais je ne me plains de gagner peu, de toucher peu et de n'avoir aucune aide pour quoi que ce soit. Lorsque les impôts tombent, je me sens aussi étranglée financièrement, mais j'ai de quoi les payer, même si ça me fait mal !

J'ai toujours cette vie de « petite bourgeoise » privilégiée.

bourgeoise

Je suis écœurée de voir d'autres « petits bourgeois » bien encrés dans leur confort, venir pleurer au même titre que les gens qui, malheureusement, n'ont vraiment pas grand chose, voir rien. Ces retraités qui ont 2000 € de retraite, se plaindre plus fort encore que ceux qui n'ont que 680 € par mois.

J'ai honte de cette société où les privilégiés n'ont même plus la réalité de leur situation. Ceux, qui viennent se plaindre et font grève pour avoir encore plus, alors que s'ils regardaient bien, ils verraient qu'ils ont déjà beaucoup. 

Merci à ma p'tite mère de l'éducation qu'elle m'a donné. Avec une valeur réelle des choses.

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13 novembre 2018

Le prix du carburant

planete-bleue

 

C'est la révolte ! Le peuple gronde ! La cause ? L'augmentation du prix du carburant. 

hausse carburant

Mais pourquoi est-ce qu'il augmente ce carburant ? Et surtout, pourquoi le carburant n'est-il pas au même prix partout ? 

Question de taxes bien sûr ! Puisque  la France taxe beaucoup, le carburant fait partie de ces choses très taxées qui impactent directement sur le consommateur. Alors, certes, pour se déresponsabiliser de la question, le gouvernement nous dit que c'est dû à la montée du prix du pétrole. Bien sûr, c'est la première raison. Mais ce n'est pas que ça. 

Nous avons, en France, une fiscalité qui taxe à 60 % les carburants. L'augmentation des taxes est censée lutter contre le réchauffement climatique. Donc, en toute logique, les taxes doivent servir à trouver des solutions pour cette question. (Ce qui reste à prouver). C'est dans cet objectif, que l'essence à moins augmenté que le diésel, jugé plus polluant. Cette progression du prix du diésel, s'applique en raison aussi de la hausse de la contribution "climat énergie"(sorte de taxe carbone intégrée aux taxes sur le carburant et le fioul). 

Le fait du rattrapage du prix de l'essence sur le prix du diésel ne poserait pas de problème en soi, puisqu'il sagit d'une question de santé publique ; si, il y a encore quelques années, le gouvernement n'avait pas privilégié l'achat de véhicules diésels plutôt que de véhicules roulant à l'essence. Lorsque tu investis dans une voiture, c'est en général sur du long terme. Et voici qu'après  nous avoir vanté le diésel, on nous le surtaxe ! Sans aucun complexes, le gourvernement passe du tout au tout, en prétextant que c'était l'ancien gouvernement qui avait pris cette décision ... bien sûr !!

En rendant les véhicules essences aussi intéressants que les véhicules diésels question prix du carburant, il est logique que les gens vont ensuite voir le prix d'achat, puisque une véhicule essence est moins cher aussi qu'un véhicule diésel.  Pari réussi pour les nouvelles ventes. En 2017, les ventes de diésel ont chuté de 40% par rapport à 2012. Mais qu'en est-il pour ceux qui ont un véhicule diésel depuis des années ? Ceux qui habitent en milieu rural et ont un besoin indiscutable de prendre leur véhicule pour aller travailler ? Ce sont eux qui sont doublement taxés, encore une fois. 

Il y aurait pourtant d'autres solutions.

Que les réseaux de transports en commun se développent mieux, que le gouvernement  valorise  plus les personnes qui les utilisent, et  les foyers qui n'ont qu'un seul véhicule. Plutôt que de donner des primes pour acheter des voitures, qu'on en donne à ceux qui justement n'en achètent pas ! 

Il faut savoir (et beaucoup l'ignorent) que depuis le 1er Janvier 2018, il y a une prime de 2000€ pour les foyers non imposables, et 1000€ pour les foyers imposables, en cas de mise au rebut d'un vieux véhicule. 

Personnellement, je tomberais volontier dans l 'extrème, avec une limitation des véhicules pour les gens qui habitent en ville et travaillent en ville... Mais bon ... parce que de ce côté là, il y a aussi  beaucoup d'abus ! C'est certain, ça demande de l'organisation que de n'avoir qu'une seule voiture; ça prend du temps que de prendre les transports en commun (et je sais de quoi je parle !), ça agace même très souvent.

Puisque l'état aime les taxes, il y a bien des taxes sur les résidences secondaires ; alors pourquoi pas une taxe sur les véhicules secondaires ?

Personnellement, elle est là aussi ma participation écologique. Je refuse d'avoir une seconde voiture. Certes, ça me faciliterait la vie ... Mais j'en aurais besoin pour quoi au juste ? Uniquement pour aller travailler. Pour me rendre à mon travail le matin  en 10 mn au lieu des 45 mn que ça me prend en bus, et rentrer en 10 mn le midi au lieu des 1h10 qu'il me faut. Est-ce que ça vaudrait le coup que je contribue à polluer la planète pour ce gain de temps ? Perce que sinon, le reste du temps, je n'ai pas besoin d'un autre véhicule. Je m'organise pour utiliser la voiture lorsque Fabrice ne l'utilise pas, et sinon je me déplace en bus.

Je ne vois pas uniquement le côté écologique, mais aussi le côté financier. L'achat, l'assurance, l'entretien et le carburant que je ne dépense pas. Alors certes, je grogne sur ce temps passé dans les trasports en commun, parce que je suis une bonne gauloise qui se doit de rouspéter ! Mais je suis très satisfaite de ma contribution, aussi minime soit-elle, par cette action.

Si chacun se posait vraiment la question de l'utilité de leur second véhicule alors qu'ils habitent en ville, et réalisaient que c'est par confort qu'ils contribuent à polluer la planète, et non par besoin réel ; peut-être que cette prise de conscience aurait un bon impact sur la protection de l'environnement. 

 

 

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04 novembre 2018

Le blog

Lorsque la maladie de Parkinson a été officialisée j'ai fait comme tout le monde : je suis allée chercher sur internet. 

Comme je l'ai dit, maman a passé elle aussi plus de 32 ans dans les bras de James. Ma maman était très pudique en tout. Jamais elle n'est venue dire tous les inconvéniants qu'elle subissait au quotidien. Nous la voyions trembler, avoir beaucoup de difficultés à marcher, mais tous ces maux restaient sont secrêt.

Pareil pour le côté professionnel. J'ai eu beacoup de résidents qi étaient atteints de la maladiee de Parkinson. Je voyais, comme toutes mes collègues, les chose "physiques" ; aphasie, akynésie, tremblement, difficultés à la marche, penché en avant ; diffcuté à tenir des couverts, à couper la viande. Mais tout ce qui n'est pas visible et n'ai pas exprimé, reste inconnu. En toute honnèteté, dans les formation que l'ont fait faire aux soignants, il est question de démence, de maladie d'Alzheimer, mais pas de Parkinson, ou très peu. Alors que c'est aussi une maladie neurologique dégénérative, si bien qu'il y a aussi beaucoup de conséquences. Mais il faut reconnaître que Parkinson n'est pas ce qu'on cible le plus chez les soignants. 

Si bien que je suis tout autant dans l'impasse moi-même et que je découvre les choses. 

Même sur internet, ça reste vague. On te donne des noms pour des symptômes, mais au final, ça ne t'explique pas ce qui se passe réellement. 

Moi, j'ai besoin d'évacuer tout ça. Comme lors de la disparition de ma fille, il me faut l'écrire ! Écrire pour évoquer et évacuer ! 

Plutôt que mettre des articles dans mon blog habituel chéri, j'ai préféré en faire un uniquement sur la maladie de Parkinson. 

http://dpapoteparkinson.canalblog.com/

Alors j'ai créé ce blog rien que pour ça. Rien que pour dire  ce que c'est que de vivre avec James. Parce qu'il y a ce qui se voit, mais surtout ce qui ne se voit pas et qui empoisonne littéralement la vie. La face cachée de l'iceberg. 

iceberg

Chez d'autres personnes, ça ne se passe peut-être pas de la même façon, mais en tout cas dans mes recherches, je n'ai rien trouvé qui puisse me préparer à cette nouvelle vie dans les bras de James. 

Pas question d'écrire avec pudeur. "Appelons un chat, un chat" (c'est une expression, pour dire qu'il faut donner le vrai nom aux choses et aux explications) ! 

 

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03 novembre 2018

Conduire après 70 ans

Voici que revient ç la une, la problématique de conduire après 70 ans. 

Pour ça, il a fallu qu'un terrible accident se produise pour que de nouveau le dossier soit mis sur le dessus du panier. Vous savez, la pile des dossiers récurrants qui au final sont dans les tuyaux depuis des lustres, sans jamais être dépoussiéré ! 

En 2005, tout de même, il y a eu un effort de fait, avec certaines pathologies qui nécéssitent une visite médicale tous les deux ans. 

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/12/16/INTS1733038A/jo/texte

Mais comme toujours, la France n'a pas été jusqu'au bout de ce qui aurait dû être fait. Certains pays rendent obligatoire une visite médicale tous les 2 ou 5 ans, passé 70 ans. 

Mais une fois de plus, la France ne sait pas s'adapter aux besoins. 

conduite-70ans

 

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02 novembre 2018

Statistique Octobre

Statistiques2018

STATISTIQUE DU MOIS 

D'OCTOBRE 

 

1366 visiteurs 

1644 pages lues

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