Les BlaBlas de Dame Papote

06 novembre 2019

Polémique sur le voile

Il y a un sujet qui me tient à cœur : la polémique sur le port du foulard. 

Je reste consternée, et farouchement opposée à l'interdiction du port du foulard ou du voile ! 

Aujourd'hui, cette polémique revient régulièrement  de façon récurrente, par quelques gros blaireaux qui en oublient le passé ! 

Il n'y a pas encore si longtemps, en France,  aucune femme ne sortait tête nue. Les Dames des villes, portaient le chapeau. Il y avait des modes pour les chapeaux, comme pour les vêtements ! 

Toutes les domestiques et employée de maison portaient une coiffe de tissus. Aucune femme ne sortait la tête découverte ; hors mis les filles de joie. 

Il n'y avait rien de religieux, mais se couvrir la tête était incontournable, avec différents éléments selon de classe sociale.  

Les paysannes, portaient le fichu pour les travaux, et allaient à la messe le dimanche avec un plus beau foulard, rangé précieusement dans une boîte,  le reste de la semaine. 

Il n'y a qu'à reprendre quelques images du temps passé, pour voir que le port du foulard existe depuis fort longtemps. 

Rien que dans les bandes dessinées cet élément apparaît comme quelque chose de normal, voir d'indispensable au personnage. 

Bécassine .... chère Bécassine ...Crée en 1905,  l'a-t-on déjà vu une fois sans sa coiffe, façon  "cornette" ? 

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Sylvain et Sylvette .... créés en 1957. Jamais cette petite fille, ne serait sortie sans son fichu sur la tête ! 

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Lorsque Hergé créé le personnage de la Castafiore, en 1961, elle aussi porte la chapeau, mais volontiers le foulard pour emmener Haddock en balade dans les jardins de Moulinsard ! 

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Alors elle vient de où la polémique sur le voile ? Sous prétexte de laïcité peut-être ... Alors  les furutes mariées qui se présentent à la mairie, dans leur jolies robe blanche, avec leur superbe voile sur la tête ; seront-elles prochainement refoulé de la salle des mariages au non de la laïcité ??? 

Pardon .... Pour être plus proche de la vérité, la polémique ne concerne que le port du voile des femmes islamiques ! Il y a donc, le port du "bon voile" ... et le port du "mauvais voile" ! 

N'est-ce pas là une discrimination  ? Et à ma connaissance, la loi française comporte plusieurs articles à ce sujet non ? 

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05 novembre 2019

Démocratie

La démocratie c'est quoi ? A l'origine, c'est ce qui désigne un régime politique, dans lequel les citoyens ont le pouvoir. Ce mot désigne aussi souvent, la manière qu'à une organisation de se gouverner.

Abraham Lincoln a dit cette phrase souvent reprise : La démocratie est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. Cette définition est d'ailleurs reprise dans l'article 2 de la constitution de la 5ème république française.

Lorsqu'on regarde aujourd'hui, comment est gouvernée la république française, et comment le peuple est mis à mal ; on se demande encore où est passé cette définition de la démocratie !

 

démocratie

Lorsque nous lisons la presse, et que des élus locaux viennent dire « qui de mieux que les élus savent ce que les habitants souhaitent ! » Ha ? Je pensais bêtement que des élus locaux allaient souvent demander l'avis des habitants, pour ensuite prendre des décisions. C'est sans nul doute ce qui se fait dans le monde de Charlotte aux fraises. Mais dans les communes françaises, ça doit être plutôt rare. Suaf, peut-être dans les petits villages.  

Cependant, je dois reconnaître qu'il y a des limites à la démocratie.

Il me semble important de  consulter plus la population. Que ce soit difficile à réaliser sur le plan national, je le conçois. Bien que j'ai du mal à comprendre pour quelle raison le référendum n'est pas régulièrement employé. Mais c'est un fonctionnement qui me semble indispensable sur les projets locaux.

Qui mieux que les habitants savent ce qu'ils ont envie pour leur ville ?

Certes des élus ont été choisis, mais non pas pour ensuite avoir tout pouvoir sur toutes les décisions.

Bien sur, il n'est pas non plus question de devoir interroger les habitants sur tous les détails de chaque projets. Mais au moins sur le projet de base.

Les communes ont des choix à faire dans leurs projets. Des priorités aussi. Lorsque deux projets sont dans « les tuyaux » ; pourquoi ne pas demander aux habitants, lequel doit être mis en premier ? Ensuite, les choses suivent normalement leur évolution, avec les professionnels et les personnes compétentes en la matière. Les habitants ne seront pas consultés pour les détails mais bien pour le projet.

Nous serions là dans une démocratie direct (le peuple décide), en premier lieu, pour passer ensuite en démocratie représentative (les élus du peuple décident les détails du projet choisi par le peuple) .

Dans une association, où la démocratie est le point phare, la multitude de longueurs apportées à certaines décisions sont effarantes. Il me semble important aussi de fonctionner de façon structurée, et en délégation. Tout le monde n'a pas à suivre tous les projets de A à Z. Des groupes de projets travaillent et ensuite le projet doit être voté en asseblée générale. Mais que chacun vienne mettre son nez dans tous les projets, ralenti fortement l'avancée des choses. 

Dans une commune, le service de restauration scolaire, viendrait-il se mêler des décisions prises par le service des espaces verts, sur l'agencement des espaces verts du stade  ?

Alors même en associatif, choisir les thèmes de façon démocratique est important ; ensuite les choix doivent aussi être démocratique au sein de la structuration, mais plus avec l'accord du groupe général. Une fois fignolé, le thème sera soumis à l'approbation du groupe. Le thème, pas les détails !

C'est ma façon de voir la démocratie au sein d'un groupe.

La démocratie est importante à mes yeux, mais je reconnais qu'elle a ses limites de fonctionnalité.

 

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03 novembre 2019

Dans des petites boîtes

 

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C'est fou comme les journalistes aiment à ranger les gens dans des petites boîtes. Principalement en politique. Ainsi, dès qu'il est question d'un candidat, le nom de la personne est immédiatement suivi du parti auquel il doit être relié. 

Si bien, que lorsqu'un groupe de personnes décident de travailler ensemble, dans une association, sans appartenance politique, il est impossible aux journalistes de changer leur façon de voir. 

Il écrivent "Franck Loiseau (divers gauche), Anne Hardy (divers gauche), Jean-Michel Debarre (ex-LREM)" parce qu'il faut absolument situer politiquement les gens. Il faut absolument mettre une tendance politique derrière un nom. 

Il semble inconcevable que des personnes issues d'horizons différents, puissent se regrouper avec  une vision commune sur la gestion de la ville. 

Que faudrait-il pour que nous lisions : Franck Loiseau (C.A), Anne Hardy (C.A), Jean-Michel Debarre (C.A) 

Peut-être créer le parti Cholet Autrement ? Et encore ; on leur demanderait forcement à quelle tendance le rattacher. 

Donc, création aussi d'une nouvelle tendance politique : La gauche très verte, qui passe par le centre, traverse la droite et arrive à destination de Cholet Autrement. Voilà qui résumerait sans doute assez ce qu'est Cholet Autrement. 

Parce que Cholet Autrement, c'est la création finale de personnes autonomes qui pensent par elles-même avant de penser selon la gouvernance d'un  parti politique ; et construisent ensemble des projets avec les choletais, pour leur ville. 

Qu'on arrête de vouloir ranger les personnes dans des petites boîtes étiquetées. 

Le premier à avoir pratiqué cette méthode de rassemblement d'horizons divers, n'est-il pas Moïse ? Il entama sa marche pour sauver le peuple hébreux. Des paysans, des esclaves, des soldats l'ont rejoint dans sa marche pour une destination finale. Ensemble ils ont traversé la mer rouge,  sans que leurs origines ne viennent poser de problème ; sans plus de distinction entre eux. 

Ce concept existe donc depuis la nuit des temps ; pourquoi aujourd'hui, à Cholet,  paraît-il si étonnant ? 

journal de campagne

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02 novembre 2019

Un ronronnement qui s'essouffle

 

EDITO_Campagne2

 

 

Il faut plusieurs années à une équipe municipale, pour réaliser l'ensemble de ses projets. En un seul mandat, c'est impossible. 

Il y a des priorités, et des points qui peuvent attendre des études à réaliser. 

Des refus incompréhensibles pour la population. Des consultations publics qui seraient nécessaires, et qui ne se font pas. 

Au sein même du travail, très souvent nous entendons "place aux jeunes" ; "du sang neuf ferait du bien". Dans le sens que ça ronronne sérieusement à un moment donné. Parce qu'une équipe de travail qui perdure, entre dans des habitudes de fonctionnement. Il en va de même pour une équipe municipale. 

L'histoire nous montre que dans certaines villes, des personnes ont littéralement été limogées de leur position ; ont été mises au placard pour certaines ; voir carrément virées (disons plutôt que sous la pression, elles ont fini par démissionner)  ; parce que, justement, elles ont eu la très mauvaise idée de ne pas être d'accord avec un fonctionnement ou des décisions prises. 

Le ronronnement, n'est pas forcément signe de sérénité. Certains ronronnements se font malgré tout dans les tensions et la frustration. Il ne faut pas penser que changer quelques membres d'une équipe en place depuis des dizaines d'annéeS, changera le fonctionnement de fond. Les nouveaux membres devront se plier au fonctionnement établit, et ne pourront apporter quelques modifications que si elles entre totalement dans le moule établit. 

Je pense sincèrement, qu'à un moment, il faut changer les choses. Qu'il faut changer toute une équipe politique. Pour stopper le ronronnement et que le travail des nouveaux arrivants puissent être apprécié à sa juste valeur. 

C'est aussi justement, afin que les valeurs des autres ne soient pas perçues, que les conseils municipaux sont souvent une foire d'empoigne inqualifiable dans certaines communes. Que l'idée émise soit ou non intéressante, elle sera balayée du revers de la main, accompagné de moqueries gratuites et d'humiliations qui devraient être interdites, selon moi. 

Rien que le terme "opposition" me consterne. Il devrait y avoir deux appelations égales "la majorité" et "la minorité" ; mais pourquoi employer ce terme "opposition" qui d'emblée, met la relation sous un jour négatif, et par là même agressif. Parce que lorsqu'on est dans l'opposition, c'est jamais de façon positive.

Les maires ne devraient avoir qu'un nombre limité de mandats. Et selon moi, le maire ne devrait absolument pas être aussi président de tout. Certaines choses, coulent de source ; le maire est de droit le président ; mais il peut très bien ne pas l'être, sur certains éléments, plutôt que de donner délégation. Mais pour ça, encore faut-il être suffisamment humble de nature, pour penser travailler en équipe et non pas se sentir l'unique responsable d'une équipe. Car malheureusement, souvent, accéder à une position importante, donne des envies de pouvoir démesurées ... 

Que ce soit en politique, ou en milieu professionnel. Certaines personnes savent garder la tête froide et agissent dans le respect de tous. D'autres, non ; malheureusement. 

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01 novembre 2019

Édito de campagne

Une nouvelle rubrique vient de voir la jour pour quelques mois seulement : Edito de campagne.

 

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Comme je l'ai dit, il y a quelques jours, je soutiens complètement Cholet Autrement. Je ne soutiens pas seulement, je participe, je m'investie, je milite ! 

Non seulement c'est une association qui regroupe mes valeurs humaines, écologiques, et surtout politiques. Des personnes aux compétences diverses et époustouflantes de connaissances ; mais aussi une volonté de vouloir réussir à changer les choses pour la ville de Cholet. Changer dans le sens "améliorer". Pas dans le sens, modifier ce qui a été mis en place depuis toutes ces années, parce que certaines choses ne sont pas à changer ; mais des changements, dans le seul but d'améliorations. 

Alors, je vais tenir un journal de campagne. Mon journal de campagne, avec ce qui me paraît important "à moi"

Cette expérience doit rester dans mes mémoires personnelles ; et rien de mieux que mon petit blog chéri pour que plus tard, je me souvienne. 

Commençons par clarifier un point, parce qu'on m'en parle beaucoup. 

"Tu es employée de la collectivité ; tu as le droit de t'occuper d'une liste dans l'opposition ?" 

Tout d'abord, à cholet il y a quatres collectivités. 

La ville- le CCAS (centre communal d'actions sociales) dont l'employeur est Le Maire

L'AdC (communauté d'agglomération du Choletais - le CIAS (centre intercommunal d'actions sociales) dont l'employeur est le président. 

Là ou peu de monde s'y retrouve (employés comme Choletais) , c'est tout l'amalgame continuel qui est fait entre ces quatres structures. 

Simplement parce que le maire de la ville  est le président de l'AdC. 

En étant employée de la ville, ou du CCAS ; il est clair que je ne pourrais pas paticiper à quoi que ce soit. 

Mais en étant employée de l'AdC, il n'y a pas d'obstacle à ce que je sois active sur la vie municipale de ma ville. Puisque le maire n'est pas mon employeur. Mon employeur étant le président d'Agglo.

D'ailleurs, dans la majorité actuelle, il y a déjà eu le cas d'un agent de l'agglo qui siégeait au conseil municipal et était un des adjoints du maire. Il n'était donc pas élu au conseil d'agglomération. (ou c'était le contraire ; ma mémoire me fait défaut ; il travaillait à la ville et était élu à l'agglo) Toujours est-il, qu'en ce qui me concerne, je ne m'occupe absolument pas d'autre chose que de l'avenir de ma ville. Et je ne compte pas rester les bras croisés alors que je sature réellement de ce qui s'y passe. 

Je n'ai plus aucune confiance dans aucun parti politique unique. Si on remonte dans le temps de mes vieux posts, depuis longtemps, je prône le rassemblement des personnes et non des partis nationaux. Et voilà qu'au sein même de ma ville, c'est ce que propose un ensemble de personnes de volontés qui ont des  connaissances fortes dans des domaines variés liés  au  développement de la ville de Cholet.

Alors, bien entendu, une élection de communauté de commune ; découle directement d'un élection municipale. Et bien que le maire de la ville et ses conseillers, soient obligatoirement à même d'être aussi les représentants de la ville,  pour les élections qui suivent et désignent le président de l'Adc ainsi que les membres. 

Donc, les membres du conseil municipal ne deviennent pas forcement tous , des membres du conseil d'agglomération, puisque celui-ci est représenté par les différentes communes de l'agglomération. 

Et moi, en tant qu'employée de l'AdC, je laisse à part tout ce qui y touche pour ne me focaliser que sur un point : ma ville ! La ville de Cholet ! 

 

journal de campagne

 

 

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31 octobre 2019

statistiques

 

 

statistique2019

OCTOBRE 2019 

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27 octobre 2019

Difficile de se faire une place

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Les élections municipales sont prévues pour mars 2020.

C'est encore loin, me direz-vous. Mais si vous vous intéressez un temps soit peu à votre ville, vous allez suivre de plus ou moins près la campagne. Parce qu'il est important tout de même de se renseigner. C'est du moins ce que chaque habitant devrait faire afin de pouvoir se forger une opinion pour ensuite faire un choix de vote.

Mais la réalité est tout autre ….

La plus part du temps, ce n'est que lorsque le moment arrive de voter, que le citoyen comme à renifler à l'extérieur de sa bulle, pour voir ce qui peut bien s'y passer sur le plan électoral.

La question crucial étant : Est-ce que le maire actuel me convient ?

Et comme la mémoire est non seulement sélective, mais aussi souvent défaillantes sur les actions menées durant les 6 années passées ; chacun va y aller de ses neurones vont bien vouloir lui rappeler.

Alors … en premier, regarder ses impôts locaux et sa taxe foncière ; parce que .. hein … on ne veut pas voter pour quelqu'un qui va nous augmenter ça !!! (parce qu'il y en a encore qui pense que si ils ont une augmentation de 2 euros par mois sur leur taxe foncière, tous les habitants de leur commune auront cette même augmentation !)

Ensuite .. Il y a qui en face de celui qu'on ne veut plus ?

Forcement, il n'y a que des gens qui n'ont pas encore pu faire leurs preuves, puisque, en toute logique, ils n'ont pas encore été élus !!!

Donc, au final, on ne veut plus de celui en place, mais comme on ne connaît pas ceux qui se présentent ; on hésite fortement, tout de même …

 

sortir du lot

Et chez ceux qui se présentent, il y a quoi ?

Ceux qui sont en place dans le poste :

Le maire en place, et son armada, sont normalement, bien connus de la population.

Mais ça, ça ne marche que pour les petites communes, où tout le conseil municipal est proche des habitants. Mais n'est absolument pas valable pour les plus grosses villes. Parce que, d'une part, lorsqu'une équipe municipale comprend une quarantaine d'élus locaux, les habitants ne les connaissent absolument pas tous. Et d'autre part, parce que souvent, dans le lot, il y en a qu'on ne voit jamais nul part.

Pour une équipe en place, il faut bien se dire que la campagne commence au moins un an et demi, avant les élections. C'est à dire que, pour être réélu, le mot d'ordre est passé à tous les services de la commune, comme quoi, il faut caresser l'habitant, dans le sens du poil.

Ceux qui ne sont pas en place, et aimeraient bien y être pour faire changer tous ce qui ne va pas avec l'équipe en place.

Pas de chance pour eux, ils ne peuvent entrer en campagne que quelques mois avant les élections ; mais souvent, dès le début de la constitution d'un groupe ; celui-ci va commencer à se faire doucement connaître auprès de la population locale.

Parce qu'il faut expliquer ce qui pourrait changer, ce qui pourrait être mieux , que ce que donne l'équipe en place. Ils sont obligés de multiplier toutes les actions afin que le jour du vote, les électeurs puissent avoir en palis des éléments suffisants pour gagner la faveur des habitants.

Et aussi, les persuader de voter.

Parce que c'est aussi un gros problème pour tous : l'abstention des votes.

Quoi qu'il en soit, le boulot est énorme pour ceux qui se présentent en étant "l'opposition", car il n'est aisé de se faire une place, surtout lorsque les autres s'accrochent  désespérement à leur positition. 

Et rien que pour ça, ils mériteraient d'être écouter. Car si on les écoute réellement, on pourrait peut-être se rendre compte qu'ils seront très bien à la place de ceux qu'on aimerait voir partir.

 

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25 octobre 2019

Désertion des centres villes

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Tout le monde vient pleurer la désertion des centres villes. Moi la première ! J'adorais me promener le dimanche, juste pour voir les vitrines des magasins. "Aller faire un tour en ville" signifiait quelque chose, il y a encore quelques années. 

centre ville 2

On met sur le dos des zones commerciales qui ont ouvert un peu partout dans chaque ville, que la raison de la désertion des centres villes, vient de là. 

Je ne rejoints pas cette idée si souvent avancée. En même temps, il faut bien que ce soit la faute à quelque chose. Aussi on n'avance pas le prix exhorbitant des loyers des locations de magasins. Qui font que les boutiques doivent absolument mettre une marge bénéficiaire importante afin de pourvoir vivre de leur travail.  

De toute facon, tout ce qui concerne les commerces, c'est l'ormeta ! Impossible de savoir vraiment ce qui se passe, si tu ne connais pas quelqu'un dans le milieu, qui ne parle pas la langue de bois. 

J'ai un ami qui avait  une boutique en centre ville. Il louait sa boutique : 1400 € par mois. A celà il faut ajouter la taxe d'habitation. 3500 € par an. L'électricité : 165 € par mois  et l'eau 25 € par mois. Tous les mois, partaient donc 1940 € rien que pour la boutique. Il avait une vendeuse. Son salaire plus les charges patronales, font que si elle-même se prenait un salaire de 1500 euros, il lui faillait  une chiffre mensuel de vente de 4500 euros. Certaines fois, elle l'atteignait ; certaines fois non .... Après 5 ans,  où  il a toujours eu de quoi payer ce qu'il faut, sauf son propre salaire.  Il a décidé d'acheter. car il ne vivait pas de son commerce ! Heureusement que sa femme avait une situation autre, et régulière question de revenus. 

Les prix d'achat des magasins au centre ville sont aussi exorbitants ; et quelqu'un qui veut s'intaller comme commerçant entre dans un investissement financier important. Il faut savoir aussi, qu'il y a une main mise sur les magasins du centres villes par quelques personnes qui en temps et en heures ont investis dans le domaine immobilier commercial, et revendent à prix d'or une parcelle commerciale. Si bien que beaucoup de parcelles ne trouvent plus d'acquerreurs depuis fort longtemps. 

Alors, qu'on mette la désertion des centres ville sur le compte des zones commerciales extérieures, est un faux problème. Si on regarde bien les zones commerciales, les magasins qui s'y trouvent ne tiendraient pas en centre ville. 

Certaines personnes persistent à s'intaller tout de même,  dans le centre, bravant toutes les difficultés. Mais à quel prix ?  Les magasins qui persistent, sont des magasins aux prix souvent élevés, où le français moyen, qui fait attention à son budget va peu aller. Si bien qu'il ne se  ne s'y déplace même plus. C'est tout à fait mon cas. 

Avant, j'allais assidûment au centre ville, il y avait des boutiques attractives, aux prix raisonnables. Maintenant, les boutiques sont spécialisées et les prix demande un investissement budgétaire tel que je me rabat sur des lieux aux prix plus abordables ; et qui, bien entendu, se trouvent dans les magasins installés en périphérie. 

Il n'y a rien de plus agréable en centre ville que de voir les devantures de boutiques, avec autre chose qu'un papier qui voile ou une pancarte à louer ou à vendre. Les centres villes n'ont plus grand chose d'attractif ; il faut bien le reconnaître. 

centre ville

Peut-être serait-il temps d'inverser certaines choses. Plutôt que le locataire d'un local commercial ait à payer autant ; peut-être serait-il bon de mettre une taxe au propriétaires qui laissent les biens sans occupant. Et détaxer ceux qui louent à un prix correct. Le centre évoluerait certainement de façon visible ! Car les locataires pourraient aussi avoir des prix de vente raisonnables pour les usagers qui reviendrait sans doute dans le centre ville. 

Il n'y a qu'à prendre en exemple ce qui s'est passé pour le travail des personnes handicapées. La notion a été inversée et fonctionne à merveille. Plutôt que de donner une prime aux entreprise qui embauche une personne en situation de handicap, toutes les entreprises sont axé sur un pourcentage d'employés qu'elles doivent avoir afin que leur taxe baisse. Et bien, ça marche du tonnerre ! Taxons les propriétaires qui ne louent pas .... ils se décideront sans aucun doute à se bouger pour louer ! 

 

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23 octobre 2019

AirBnB

J'utilise régulièrement les AirBnB. jusque là satisfaite, j'ai donc opté de nouveau pour ce système de location. 

 

airB&B

 

Jamais encore, je n' m'étais retrouvée avec un logement sans que le propriétaire ou un mandataire ne soit là lors de l'arrivée. Jamais non plus avec seulement internet comme moyen de communication. 

Une boîte a clé sécurisé, à code, m'attendait. Les échanges avec une certaine Pia (que je pensais être la propriétaire) avaient été impeccables. 

La veille de notre arrivée, Pia me dit, par voie de mail, vers quelle heure je compte arriver dans le logement. Je lui indique l'heure, et elle me dit qu'en raison de vacances, elle ne sera pas présente. Elle me donne le code d'accès à la boîte à clé. 

Nous arrivons, après trois jours de baroude en camion, et voulons nous poser là quelques jours pour visiter. Le logement est absolument superbe. Spacieux, fonctionnel, il corrrespond bien à l'annonce. Les critiques d'ailleurs étaient bonnes. Bien que certaines étaient seulement "indicatives" métro, bus ... rien sur l'appartement en lui- même. 

 

vienne2019

 

Nous nous installons. Et en faisant le tour, je constate un placard fermé à clé (ce qui arrive souvent) pas de balai, pas de pelle. Une serpillère "mop" noire de chez noire est dans la salle de bain. Je me dis que c'est un oubli, mais le fait qu'il n'y ait rien pour faire le sol, me surprend. J'envoie donc un mail à Pia. Qui me répond que l'aspirateur est dans le placard. Et que la clé se trouve planquée dans l'armoire électrique. 

Bon, nous avons de quoi garder propre ce superble logement. Surtout que nous partons le matin pour ne rentrer que le soir. 

Arrivéé au milieu du séjour, je décide de passer tout de même l'aspirateur. Qui ne fonctionne pas. Je me dis que c'est sans doute pour ça qu'il était précieusement sous clé. 

Comme nous partons pour la journée, et ne rentrons que le soir manger et dormir, nous ne salissons pas beaucoup. 

Aussi n'est-ce qu'après les trois jours que je veux utiliser l'aspirateur. Qui ne fonctionne pas. 

Je remets donc l'engin, au placard, et me dis que c'est pour cette raison qu'il devait être rangé dedans, et aussi pour cette raison que la serpillère est aussi noire. J'entreprends donc le nettoyage de la mop. 

Ce n'est pas grave, je me débrouille avec la mop. 

A la fin du séjour, nous repartons en laissant l'appartement correct. Bien que le ménage soit compris dans les AirB&B, je ne laisse pas non plus ça dans un état de saleté. Je vide les poubelles, je nettoie le sol et laisse les lits impeccable. 

Surprise : En retirant les sacs poubelles, les poubelles sont noires de crasse et de vertes de moisissures. Je suis d'autant plus surprise que vraiment, l'appartement est nickel. 

Nous repartons. Je laisse une bonne appréciation sur le site d'AirB&B, mais je précise tout de même de bien vérifier les appareil électriques. Et qu'à aucun moment nous n'avons vu personne. 

C'est à ce moment là que tout à basculé....

Pia me contact de nouveau, une heure après notre départ, en me demandant ce qui c'est passé car l'aspirateur ne fonctionne plus. 

Je luis explique qu'il n'a jamais voulu fonctionner et donc que j'ai renoncé à l'utiliser. Elle me répond alors qu'il fonctionnait très bien avant notre arrivée, et que j'ai cassé l'aspirateur. 

Philippe, le propriétaire, se décide enfin à intervenir, pour me dire que sa femme de ménage (Pia est donc la femme de ménage) lui signale que j'ai cassé l'aspirateur ; et que par conséquent, je vais devoir le payer. 80 Euros ! 

S'en suit des échanges, polis mais fermes de toutes part ; comme quoi, je n'ai rien cassé, et que c'est tout simplement qu'il est tombé en panne. Il me répond que dans ce cas je vais en payer la moitié, soit 40 euros. Ce à quoi je réponds, bien sûr, qu'il n'en est pas question ; que les contrats sont clairs : si on casse quelque chose, certes il faut le remplacer ou le rembourser, mais que là, c'est la panne d'un objet électrique, et qu'en aucune façon le locataire ne meut être responsable. 

J'alerte par la même occasion AiBnB, qui me dit qu'il prennent en compte ce problème, et que je n'ai pas, en effet, à rêgler quoi que ce soit. 

Morale : Je vais continuer avec AirBnB, mais être plus vigilante à l'avenir. Par un état de lieux en bonne et dûe forme. 

 

 

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19 octobre 2019

Toute une histoire : Dachau

 

histoire

En France, le programme scolaire prévoit d'étudier la seconde guerre mondiale. Nous y apprenons les horreurs faites, la persécution des Juifs, les camps de la mort. 

Auschwitz, Burchenwald... et tant d'autres ; des dizaines de camps de concentrations, dont certains noms restent plus marquant que d'autres ; des camps de transit, et six camps d'extermination ; les plus tristement connus. 

camp extermination

Lorsqu'on voit cette page d'histoire, on ne peut pas prendre le temps de s'attarder sur des points précis. 

Aujourd'hui, je peux prendre le temps de décortiquer des éléments, qui me semblent interessants et peu connus. 

C'est ce que j'ai fait pour DACHAU. 

dachau1

Beaucoup de camps de concentration ont été construits après 1933. A l'origine, ces camps sont fait pour emprisonner les opposants politiques au régime nazi. 

Celui de Dachau, proche de Munich (17 km), est construit en 1933. Il a la particularité d'être un camp "modèle" sur son fonctionnement, pour servir de référence  aux autres camps de concentration. 

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Dès 1936, une nouvelle catégorie de prisonniers arrivent à Dachau, qui n'ont rien à voir avec une quelconque opposition politique au régime en place. Les détenus internés, le sont en raison de leur prétendue dangerosité à la société allemande et au régime nazi. Les Tziganes, les témoins de Jehovah, les homosexuels, les délinquants, les ivrognes, les chômeurs professionnels, les clochards et les criminels récidivistes.  C'est à partir de 1938, que les juifs sont déportés massivement à Dachau. Le camp passe de 4800 à plus de 13200 prisonniers.

Les conditions de vie des détenus avant 1936, étaient déjà difficiles. Une douche par semaine, toilettes communes, séances de tortures pour leur faire avouer, tout et n'importe quoi ! L'arrivée massive de détenus rends les conditions de vie encore plus dures. Courant 1940, les évêques allemands et l'église catholique, obtiennent des autorités du Reich, que les membres du clergé soient regroupés à Dachau. Les prêtres sont donc tous dirigés au bloc 26 du camp, séparés des autres détenus. Près de 900 prêtres arrivent. Dachau est le camp central où sont envoyés les chrétiens bavarois ou polonais, en raison de leur résistance spirituelle ou active. 

Dachau comprend un four crématoire, utilisé pour les corps des prisonniers morts. En 1942, le baraquement X, est construit. Il comprend, outre le four d'origine, un second four, ainsi qu'une chambre à gaz. Il n'existe pas de preuve que la chambre à gaz de Dachau ait bien été utilisée. Car les prisonniers subissaient une sélection, et étaient envoyés dans le centre d'extermination de Hartheim en Autriche. Plusieurs milliers de personnes ont pu être recensées. Ce qui explique le doute sur l'utilisation de la chambre à gaz du camp. 

Dachau à la particularité de servir de camp d'entraînement pour les officiers SS. 

La Schultzstaffel, plus connue sous le nom de SS, est créé en 1925, pour servir de garde personnelle à Adolf Hitler. à qui les membres recrutés, étaient directement subordonnés à Hitler. A partir de 1929, elle fût dirigée par Himmler, et plusieurs branches de la SS furent développées. Constituée à la base, de jeunes hommes, soumis à de sévères critères de sélection ; pour n'accueillir que l'élite germanique. Pour la Waffen-SS (unité à tête de mort) les candidats doivent prouver leur qualité raciale, et leur origine aryenne depuis 1800. Recrutés principalement dans le milieu paysan, et dépourvus de tradition militaire. Ils doivent être âgés de  moins de 23 ans, mesurer au minimum 1.74 m,  ne pas avoir de lunettes et une bonne dentition. N'avoir aucun antécédent quelconque avec la moindre maladie mentale familiale, ni de passé criminel. Les tests physiques sont très poussés, alors que les tests intellectuels sont réduits au minimum. Mais ils doivent prouver un engagement sans faille au régime nazi. 

Après 1938, cette sélection restrictive connaîtra des assouplissements tels, que à la fin de la guerre, sur 1 million de membre de la Wafene-SS, 700 000 sont issus de pays occupés, sans aucune origine germanique. 

Chaque membre de la SS, passe en stage d'entraînement à Dachau. Où les prisonniers servent de cobayes réels pour les diverses compétences requises. L'une d'entres elles, étant d'avoir une totale absence d'empathie envers quiconque. Et d'obeir aux ordres quels qu'ils soient. 

Beaucoup de camps de concentration ont été des lieux d'expériences médicales. Dachau reste celui où cette activité était très poussée. Des centaines de prisonniers, moururent, ou restèrent handicapés à vie, suite à ces expériences abominables. 

L'histoire ne s'étale pas sur le fait que Dachau était le camp pricipal, qui avait 411 "sous camps". En effet, d'autres camps de travail forcé étaient directement sous la dépendance de Dachau. 

Dachau, n'étant pas un camps d'extermination, les prisonniers qui arrivaient pat trains bondés, étaient soumis à une sélection, sur leur destination future. Les plus malades et atteints, etaient directement exécutés, et incinérés. Les autres étaient, soit envoyés dans un camps d'extermination, soit envoyé dans un des camps secondaire, s'ils n'étaient pas juif, et en état de travailler. 

Les sous-camps, étaient dans divers domaines. projets de construction (routes, carrières de pierres, marécages) , petites industries artisanales, activités agricoles. Production allemande d'armement. 

Les petites entreprises, ou fermes agricoles, devaient payer au régime, la mise à disposition des prisonniers, et devaient verser une partie des récoltes ou articles  produits. Des milliers de prisonniers moururent d'épuisement au travail. Les journées étaient sans manger ni boire, sauf à la volonté de "l'employeur". 

Le 26 Avril 1945, au moment de l'approche des troupes américaines, plus de 67 000 prisonniers étaient enregistrés à Dachau et dans les sous-camps. Les Allemands forcèrent plus de 7 000 prisonniers à quitter le camp dans une marche de la mort. Bon nombre d'entre-eux furent abattus.Le 29 Avril, les forces américaines réussirent à les libérer. Ils trouvèrent à Dachau, 39 wagons de chemins de fer, remplis de cadavres qui venaient du camp. 

Grace aux films, photos, et documents, que l'Allemagne gardait précieusement, tous les faits ont pu apparaître au grand jour. 

Outre les tribunaux militaires de Nuremberg, le tribunal militaire de Dachau jugea 1672 allemands, accusés de crime de guerre, lors de 489 procès distincts. Le tribunal fut installé dans l'enceinte même du camp. Plus de 400 d'entre eux furent condamnés à mort, et la moitié, exécutés sur place. 

Après que la paix soit revenue, le camp de concentration fut transformé pendant un temps en camp de réfugié. Beaucoup avaient tout perdu, et nul part où aller. 

En 1965, le mémorial du camp de concentration fut édifié à l'initiative des détenus survivants. Les baraquements avaient été rasés. Le corps principal du bâtiment, repeint. 

 

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Entre 1999 et 2003, une nouvelle exposition a été conçue, présentant l'histoire du camp. Deux baraquements on été reconstruits à l'identique, afin de montrer les conditions de vie. Les peintures du corps principal ont été grattées , et les salles remises en état d'origine. 

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