Tous les enfants aiment les histoires qui font peur. Chacun de nous, avons adoré que le loup mange la grand-mère ; que Pinocchio traverse des tempêtes avant de devenir un véritable petit garçon. ; que les trois petits cochons risquent de se faire manger tout crus.

C'est indéniable.

Les contes pour enfants, de princesses et de princes charmants, se déroulent toujours dans une atmosphère angoissante, avant le dénouement heureux de l'histoire. Tout conte, a ses noirceurs profondes, avant que le bleu du ciel conclu l'aventure ; et tout fini par une belle image rassurante.

En grandissant, nous devrions, normalement, avoir passé de cap de craintes qui font plaisir.

Mais pas du tout en fait !

Les histoires sont maintenant racontées par les supports médiatiques. Non contents de donner les infos, dans chaque nouvelle se trouve une part d'angoisse. Le lecteur a grandit, mais on garde se même système de faire peur.

Le réchauffement climatique qui va entraîner le fin de la civilisation. Et ce qui tient en haleine en permanence, une guerre prochaine qui détruira tout sur son passage.

Le monde est en guerre depuis longtemps, et pour encore longtemps ; mais il n'est pas en guerre partout. Et au final, la guerre des autres ne nous concerne pas tant qu'elle n'a pas passé nos frontières.

Tout est fait dans notre univers actuel pour faire craindre tout, à tout instant. Chaque jour, son lot de spéculations, d'informations toutes aussi inquiétantes les unes que les autres.

Simplement parce que même en grandissant, les petits enfants d'hier, aux contes qui effrayaient, sont devenus des adultes, avec un même fonctionnement : être toujours effrayés. Et en tirer un certain plaisir, voir, un plaisir certain !

L'humain frissonnait d'excitation, sous les contes d'enfant ; ça faisait peur, mais en même temps, ça créait un plaisir.

Alors devenu adulte, ce plaisir d'enfant reste présent inconsciemment ; et chacun se fait peur de quelque chose.

Il n'y a pas bien loin à chercher, vue que  chaque événement ; est conté comme les contes d'autrefois. 

A la seule différence, c'est que les contes d'enfant ont toujours une fin heureuse ; alors que maintenant, pour les adultes, les contes de l'époque actuelle, sont racontés sans fin …. Afin que l'angoisse soit permanente. Rien n'arrive « comme ça », par manque de chance, par hasard. Il faut une cause suspicieuse, voir inquiétante, tant qu'à faire  ; sur tout.

D'autant plus, qu'il y a tellement de mensonges, de tromperies et de tricherie universelle.  Nous sommes tout de même  dans un monde qui complote sur tout en permanence, il y a un statut bien réel de la théorie du complot, mais en même temps, il y a tellement de complots que c'est à se demander si le mot "théorie" a bien lieu d'exister encore. 

conte-fee

Chacun aimerait vivre un conte de fées … ça tombe bien, c'est ce que chacun de nous vit. Chacun est le héros d'un conte rempli de méchants, de gentils, de situations inquiétantes, de craintes et d'angoisses …dont il sort plus ou moins bien.  A la seule différence que jamais il n'est annoncé de fin heureuse. Parce que dans la vie, le héros fini toujours par mourir !